Appel des représentants du personnel dans les institutions de prévoyance

Dites NON le 7 mars 2010 à la baisse des rentes !

Inutile Antisociale Abusive

Les responsables de la crise tentent, par plusieurs moyens, de faire payer par la population modeste les conséquences de la crise qu’ils ont provoquée, par leur cupidité, leur égoïsme et leur arrogance.

Les prestations sociales sont attaquées sur plusieurs fronts (loi sur l’assurance chômage, loi sur l’assurance invalidité, loi sur l’assurance accident et prévoyance professionnelle, notamment).

En ce qui concerne la prévoyance professionnelle, la baisse des rentes soumise au vote du peuple le 7 mars prochain, provoquerait, si elle devait malheureusement être acceptée, des diminutions de revenus insupportables pour la majorité des retraité-e-s.

• Inutile, parce que le taux qui sert à calculer les rentes a déjà été réduit de 7,2 à 6,8% (avec entrée en vigueur progressive d’ici à 2014), pour tenir compte de l’allongement moyen de l’espérance de vie. Le taux de 6.8%suffit largement à payer les rentes

• Antisociale, parce que les conséquences de cette nouvelle diminution porteraient préjudice en premier lieu aux personnes à revenus modestes, qui n’ont que leur retraite pour vivre. Si cette nouvelle baisse était acceptée, les rentes diminueraient de plus de 11%.

• Abusive, parce que la situation financières des caisses permet d’assurer le paiement des rentes au taux actuel de 6.8 % (le taux de couverture moyen, à fin 2009, est de 104.3 %, soit un excédent de plus de 20 milliards de francs). Il ne s’agit ici que de donner satisfaction au lobby des assureurs privés, qui veulent augmenter leurs profits.

L’ARPIP, l’association des représentants du personnel dans les institutions de prévoyance appelle donc la population et les assurés à suivre l’avis de leurs représentants, et donc de voter NON à la baisses des rentes soumise au peuple le 7 mars prochain.

Lausanne, le 25 février 2010

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